Daniel : une carrière d’exception depuis 1982

Daniel tire sa révérence après plus de 40 ans de carrière chez Côte

Daniel JAMET

Quand et comment êtes-vous arrivé ici ?

J’ai découvert l’entreprise pour la première fois à l’été 1982, lors de travaux de vacances.

À cette époque, j’intervenais chez Rhône-Poulenc, où je devais dépoussiérer des armoires et moteurs électriques à la balayette et au pinceau. Je me souviens encore d’une scène assez marquante : une fois le nettoyage terminé, d’autres intervenants venaient taper avec de grandes barres métalliques sur les charpentes au-dessus des armoires, et toute la poussière retombait sur les équipements que je venais de nettoyer.

J’ai ensuite réalisé un stage de 15 jours en février 1983 dans le cadre de ma formation, puis de nouveaux travaux de vacances à Pâques chez Yoplait Vienne. J’ai été embauché officiellement en juillet 1983, après l’obtention de mon BEP/CAP d’électromécanicien et d’électrotechnicien.

Je ne me suis absenté qu’une seule fois un an, en 1986, pour effectuer mon service militaire.

Quels postes avez-vous occupés au fil des années ?

J’ai commencé comme électricien, avant d’évoluer progressivement vers des fonctions d’encadrement. J’ai ensuite été chef d’équipe, puis chef de chantier, avant de devenir conducteur de travaux, et enfin chargé d’affaires, un poste que j’occupe depuis maintenant 12 ans.

J’ai toujours évolué dans un environnement industriel, qui a été le fil conducteur de mon parcours. Il m’est toutefois arrivé, en fonction des besoins et des périodes de forte activité, d’intervenir ponctuellement dans d’autres secteurs : dans le tertiaire pendant environ 8 mois, et dans le nucléaire pendant 6 mois.

En 1993, j’ai découvert le site de Francolor Zeneca, sur lequel Côte venait de reprendre l’astreinte électrique et instrumentation du site. C’était un environnement particulièrement exigeant : des bâtiments anciens, des installations vétustes, sans schémas électriques et avec une maintenance compliquée. Je me souviens avoir été appelé 13 fois en une semaine pour des dépannages. C’était une usine de fabrication de colorants concentrés, et même après la douche, l’encre restait sur la peau.

Au fil de ma carrière, j’ai eu la chance de participer à de nombreux chantiers qui m’ont marqué.

L’un de mes premiers souvenirs forts remonte à 1989, lors de l’obtention d’une commande chez Trivium. J’y ai travaillé parmi les premiers  en tant que chef d’équipe, sur des opérations de maintenance et de révision de lignes. L’année suivante, en 1990, je suis intervenu sur le site de Chemviron (anciennement CECA) pour un petit chantier et  nous avons gardé ce client jusqu’à ce jour.

Passeport Individuel Technique

En 2003, lors de l’obtention du contrat de maintenance d’Osiris, j’en ai pris la gestion en tant que chef de chantier. À mes débuts sur ce site, j’ai beaucoup appris grâce à l’aide de Thierry MACÉ, qui connaissait parfaitement les lieux. Il m’a énormément aidé à comprendre le fonctionnement de ce grand site industriel.

J’ai eu l’occasion de travailler aussi bien sur des contrats de maintenance que sur des travaux neufs, et d’intervenir sur des projets variés, notamment pour Hermès, Orangina, Air Liquide, Copal ou la SNCF.

Il y a environ cinq ans, j’ai pris la gestion du client Solvay, un site chimique spécialisé dans la fabrication de silice. Nous y avons des équipes présentes en permanence, à la fois pour la maintenance et pour les travaux neufs. Il y a environ un an, j’ai passé progressivement la main à Dimitri, que j’avais accompagné pendant son alternance. Aujourd’hui, il gère entièrement le site de manière autonome.

J’ai aussi de très bons souvenirs de grands déplacements. En 1990 et 1991, je partais sur chantier avec ma caravane et ma femme pour des travaux d’arrêt  en juillet/août chez notre client Chemviron. Thierry Faure, Olivier Denuzière et un stagiaire dormaient dans des tentes dans le même camping, et nous partagions les repas tous ensemble sous le auvent. On avait un vrai petit campement convivial pour la semaine.

Plus récemment, il y a une douzaine d’années, j’ai beaucoup travaillé avec EDF Hydraulique et CN’AIR, notamment en milieu montagnard. Au Mont Cenis, sur un chantier EDF, nous devions raccorder des capteurs dans des conditions difficiles (météorologiques et géographiques). Pour faciliter l’intégration dans le paysage, les coffrets électriques étaient installés dans de petites cabanes en pierre de lauze et bois. Pour nous remercier, le client a même apposé une plaque en pyrogravure avec nos noms sur l’une d’elles, ce qui fait que je retrouve aujourd’hui encore mon nom au Mont Cenis.

Avec CN’AIR, nous avons également travaillé de nombreux chantiers dans la vallée de la Maurienne, sur des barrages et des prises d’eau. Les livraisons de matériel se faisaient parfois par héliportage, les chantiers n’étant pas accessible aux véhicules. Un jour, la neige nous empêchait d’accéder au site : nous avons donc fixé un coffret électrique sur des skis pour le tracter sur environ 300 mètres jusqu’au local où il devait être raccordé. (photo de gauche)

Ce sont des souvenirs forts. Le cadre et l’ambiance de travail étaient au rendez-vous, même si ce n’était pas toujours facile avec l’altitude et la neige.

Comment décririez-vous votre rôle actuel ? 

Mon rôle de chargé d’affaires s’articule principalement autour de la préparation des chantiers et de l’accompagnement des équipes. C’est un poste où l’anticipation est essentielle car tout doit être prêt en amont pour que les interventions se déroulent dans de bonnes conditions.

Sur des chantiers de courte durée, de 4 ou 5 jours, il n’y a pas de place pour l’imprévu ou le retard. On peut avoir jusqu’à 150 pièces différentes pour une intervention d’une semaine, et s’il en manque, ne serait-ce qu’une petite partie, cela peut compromettre le délai de réalisation. Cela demande donc beaucoup de rigueur dans la préparation du matériel, des effectifs, et dans le suivi pour s’assurer que rien n’est oublié.

Mon rôle comprend également une dimension de gestion et de coordination : relation client, élaboration des devis, planification des interventions, suivi des contrats, gestion des commandes de matériel et de la facturation, ainsi que la coordination avec les services supports (automatisme, service technique, bureau d’études).

Qu’est-ce qui vous plaisait le plus dans votre travail ?

Ce qui m’a le plus plu dans mon travail, c’est avant tout l’ambiance et la proximité humaine.

Que ce soit avec les équipes du bureau ou sur les chantiers, il y a toujours eu de bonnes relations et une vraie entente. Le courant est bien passé avec les équipes, dans les deux sens. Je n’ai jamais hésité à donner un coup de main sur le terrain, par exemple pour tirer un câble quand c’était nécessaire, car je savais que l’entraide fonctionnait naturellement et que cela se retrouvait ensuite quand j’avais besoin d’eux.

J’ai aussi beaucoup apprécié la proximité géographique de Côte par rapport à mon domicile. Le fait de ne pas passer du temps dans les trajets quotidiens était un vrai confort. D’ailleurs, quand le pont entre Condrieu et Les Roches a été fermé il y a un an, j’ai même fini par investir dans une trottinette pour traverser le pont pour éviter un détour trop long et gagner du temps au quotidien.

Séminaire Le Lou 2022
Movember 2024

Comment votre poste a-t-il évolué avec le temps ?

Je constate que mon poste a évolué de manière significative, notamment dans la relation avec les clients.

Celle-ci a changé avec le temps, en partie en raison d’une évolution des profils et d’un certain décalage entre les générations. Aujourd’hui, les interlocuteurs sont souvent plus variés, avec des niveaux d’expertise différents, ce qui nous amène à jouer un rôle plus important dans l’accompagnement et la structuration des besoins. Là où les cahiers des charges étaient autrefois très détaillés, il est désormais plus fréquent de les co-construire avec les clients.

Par ailleurs, les méthodes de travail et les attentes ont évolué de façon globale. Depuis le Covid, on observe une attention accrue portée à l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, ainsi qu’au bien-être au travail. Cela peut parfois créer des différences d’approche entre les générations, mais cela reflète surtout une transformation des priorités et des modes d’engagement.

L’organisation du travail a également changé. Les disponibilités et les motivations ne s’expriment plus de la même manière qu’auparavant, notamment sur certains créneaux comme les fins de semaine. Cela demande de s’adapter et de trouver de nouveaux équilibres collectifs, en tenant compte des attentes actuelles des équipes.

Y a-t-il un chantier qui vous a particulièrement marqué ?

Les chantiers qui m’ont le plus marqué sont surtout ceux réalisés en milieu naturel (CNR’AIR, EDF Hydraulique) lorsque les collègues étaient en grands déplacement. L’ambiance y était vraiment particulière, très différente : il y avait une forte solidarité et une vraie cohésion entre les équipes. On travaillait ensemble pendant plusieurs mois, ce qui créait naturellement des liens très forts.

Ces chantiers duraient en général environ six mois, entre avril et septembre, pour profiter de conditions météorologiques plus favorables. Malgré cela, la météo restait toujours imprévisible en montagne. J’ai déjà vu de la neige tomber au Mont Cenis en plein mois d’août. 

Ce sont des expériences exigeantes, mais aussi très marquantes humainement et professionnellement.

Que retenez-vous de ces années passées ici ?

Ce que je retiens de toutes ces années chez Côte, c’est avant tout son évolution.

mont cenis

Quand j’ai commencé dans les années 80, nous étions une petite structure d’environ 25 personnes. Aujourd’hui, l’entreprise a beaucoup grandi et compte près de 180 collaborateurs.

Et malgré cette croissance, j’ai le sentiment que Côte est redevenue, ces dernières années, une entreprise plus familiale dans son esprit. On a retrouvé une proximité et une simplicité dans les relations, avec des personnes qui se connaissent davantage. Cela crée naturellement plus de cohésion et un vrai esprit d’équipe au quotidien.

Daniel Jamet

Merci Daniel pour ces 44 années 🫶

Les autres actualités à découvrir

No results found.